Etincelles

2005

Pour inaugurer « Un Jardin pour la Vie, une Jonquille pour Curie » week-end de générosité pour la recherche contre le cancer, Christine Groult a composé spécialement pour l’Institut Curie une oeuvre baptisée « Etincelles ».
Plusieurs registres très contrastés inspirent son travail :

  • la gravité correspond à l’introspection et à sa lenteur
  • l’intimité parle du secret et de l’amour, c’est un registre profondément mystique.
  • le désenchantement, parle du drame de la conscience et de la passion.
  • la vivacité entraînante et optimiste nous fait osciller du désordre et de l’emballement des instincts à la maîtrise et à la libération du coeur.

Cette musique électroacoustique est élaborée à partir des images les plus frappantes d’un siècle d’histoire de la radioactivité et des rencontres avec des patients, soignants et chercheurs.
Cette histoire s’articule autour :

  • de la découverte du radium, cette substance révélée par Pierre et Marie Curie en 1898.
  • du travail acharné accompli par Marie Curie, dans son hangar, remuant des heures durant, à l’aide d’une tige en fer, une tonne de minerai, pour extraire « un » gramme de ce précieux radium
  • de la mise à jour des vertus thérapeutiques de ce remède miracle.
  • des nouvelles pages que continuent à écrire chercheurs, médecins et patients.

L’évocation des images, ponctuées d’étincelles fulgurantes, est exprimée :
- par des sons furtifs et éphémères qui donnent naissance à des danses de particules, gaies et jubilatoires. Et des grandes trames de sons métalliques – gongs, cloches, bols tibétains, cymbalettes -qui appellent à la méditation.
Cette musique est composée de concert :

  • avec le texte de Marie Blanche et la voix de Frank Ravail
  • la voix de Marie Odile Delacour pour la citation de Rabbi Nahman de Braslav
  • les paroles de Manuel Thery (physicien moléculaire), Geneviève Bordes Muller (infirmière), Professeur Zucker (médecin).

Composés en multipistes, ces différentes images musicales suivent des trajectoires multiples dans l’espace, autour du Panthéon. L’auditeur est plongé dans une matière en perpétuel mouvement. La scénographie a été conçue par le studio Zelphis.